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Festivals Technique Les V.I.P en images

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    23 March 2012
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    JULIETTE GRECO : L’INTERVIEW

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    Depuis le 8 mars et jusqu'au 29 juillet Deezer est partenaire de "Paris en chansons". Cette exposition, qui se tient à la Galerie des Bibliothèques dans le Marais à Paris, nous invite à un parcours sonore et lyrique à travers les quartiers de Paris, mythifiés par une sélection de chansons, du 19e siècle à aujourd'hui. Pour parrainer cet événement, il n'y avait qu' une seule et unique femme. Une seule femme qui traverse Paris, les époques avec une élégance rare. Une seule femme à la carrière unique. Une seule femme aux rencontres d'exception et à l'esprit libre. Une seule femme considérée comme monument incontestable de la chanson française... Juliette Gréco. C'est en toute simplicité qu'elle a accepté de se "déshabiller" pour Deezer. Un honneur pour nous. Entretien unique.

    Vous êtes la marraine de l'exposition "Paris en chansons", qu'est ce qui vous a encouragé à soutenir ce projet ?

    Paris et son maire Bertrand Delanoë pour qui j’ai respect, admiration et amitié. Et puis pour la, les chansons, les chanteuses, tous… Ceux des rues, des caves, des théâtres. Minuscules ou immenses. Pour que les visiteurs retrouvent leurs vies, leurs amours au cours de ce parcours magique qu’est “Paris en chansons”.

    A l'instar de beaucoup d'artistes, vous faites partie de ces personnalités qui ont joué un rôle particulier dans l'histoire de Paris. Est-ce que vous aimez cette idée d'appartenance ? 

    Oui et j’en suis fière. Je suis née à Paris et de Paris. Paris est mon école, mon lit, mes bistrots. Le lieu de mes rencontres les plus belles, les plus extra-ordinaires, les plus surprenantes.

    Vous venez de sortir un album consacré aux ponts de Paris, pour quelles raisons ?

    Les ponts c’est comme la vie. Ils en sont souvent le théâtre. Rencontres, séparations, tentatives de suicides. Retrouvailles, courir vers l’autre en traversant jusqu’à l’autre rive le coeur battant ! Fou.

    Il y a quelques années, vous avez déclaré "Les mots c'est très grave pour moi, je ne peux pas mettre dans ma bouche des mots qui ne me plaisent pas". On sait que vous avez travaillé avec les plus grands talents, quel est l'auteur qui a su trouver les meilleurs mots pour votre voix ?

    Tous, en tout cas ceux que j’ai chantés.

    Vous êtes toujours dans l'air du temps et vous avez toujours su bien vous entourer artistiquement. Comment passe-t-on de Jacques Prévert à Féfé en passant par Gainsbourg ?

    Parce qu’on les aime. Il y a le désir, l’émotion, le contenu qui justifie le choix, leurs talents.

    Suivez-vous le monde de la musique et de la chanson de près et si oui, quelles sont aujourd'hui les artistes qui vous touchent ?

    Abd al Malik, Olivia Ruiz, Camille… Ceux que je chante dans “Ca se traverse et c’est beau” et plein d’autres pour ne parler que des chanteuses et chanteurs.

    Vous avez une carrière hors du commun, quel a été le moment ou la période la plus forte ?

    J’espère que c’est toujours la prochaine fois. Mais j’ai eu des moments inoubliables dans ma vie de travail.

    Vous avez été longtemps la muse célèbre de Saint- Germain des Près, qu'est-ce-qui vous a poussé à devenir chanteuse ?

    Jean-Paul Sartre, Anne-Marie Cazalis, Jacques-Laurent Bost et Marc Doelnitz qui ont cru en moi…

    Vous avez mené une vie extraordinaire, enrichie d'innombrables expériences...Vous êtes aussi une femme libre, engagée. Aujourd'hui quel regard portez-vous sur votre vie ?

    Quand une femme dans la rue, dans un magasin, me demande si elle peut m’embrasser je dis oui bien sur. Et quand elle ajoute sans vous je n’aurais pas eu le courage de faire ce que j’ai fait dans ma vie. Là, posée sur cet instant, j’ai l’impression que ma vie n’a pas été inutile.

    Vous êtes une femme qui vit avec son temps, êtes-vous une adepte des nouvelles technologies, est-ce que vous utilisez internet ?

    Oui oui j’essaye de comprendre de toutes mes forces. C’est formidable, parfois dangereux, à utiliser avec modération.

    Propos recueillis par Sophie Samama. Crédit Photo : Richard Dumas.

     

     

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    5 July 2011
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    MARIANNE JAMES : L’INTERVIEW TRES GIRLY…

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    Comme nous vous l’avions annoncé dans un précédent billet, Arte en partenariat avec Deezer donne ce soir le coup d’envoi du “Summer of Girls” programme dédié à 100% à l’univers artistique féminin. Pour orchestrer ces soirées, il fallait bien entendu une femme, mais pas n’importe laquelle… Auteur-compositeur interprète, actrice, guitariste, célèbre jury, j’ai nommé la pétillante Marianne James. Rencontre avec une femme jusqu’au bout des ongles…

    Vous allez être la “M.C” du “Summer of Girls” sur Arte tout l’été, si Arte vous avait demandé de présenter “Summer of Boys” auriez-vous été partante ?!

    Très bonne question ! Oui, j’aurai accepté de me prêter au jeu, avec probablement un peu plus d’épines sur la rose, ha ha !!!

    Vous êtes auteur-compositeur, interprète, guitariste et actrice, dans quelle activité vous sentez-vous la plus femme ?

    Quand je chante, je me sens femme jusqu’au bout des cordes vocales …

    Aujourd’hui, quand on regarde le rôle des femmes dans la société, ne pensez-vous pas que les valeurs du féminisme sont parfois un peu “dépassées” ?

    Alors pas du tout !!! Les valeurs du féminisme sont plus que jamais en danger, je parlerai même d’un certain recul… Je suis ambassadrice de la F.I.D.H, Fédération Internationale des Droits de l’Homme et donc régulièrement informée de la réalité sur le terrain des droits de l’homme et ceux de la femme ! En période de crise économique, ce sont les plus faibles qui trinquent, ici comme ailleurs, ce sont les femmes et leurs enfants qui subissent de plein fouet les restrictions. Toujours un nombre dérisoire en France de femmes sénateurs députés et surtout chef d’entreprises ! Nous sommes à la traîne dans beaucoup de pays : inégalité des salaires, emplois oui mais précaires, plus de femmes en CDI, le nombre de femmes battues toujours constant et quant aux viols… Et que dire de toutes ces jeunes actrices qui clament haut et fort qu’elles ne sont pas féministes ? Comme si être féministe leur ôte toute féminité ! Je pense qu’au contraire, être féministe c’est être femme jusqu’au bout de la CERVELLE !

    Dans le monde de la musique, quelle est la femme qui vous a le plus marqué ?

    Ella Fitzgerald, l’unique, la liberté vocale et la générosité, le tout dans un respect d’elle même et de l’immense artiste qu’elle était !

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    Parmi les 10 icônes pop présentées au “Summer of Girls”, quelle est d’après vous celle qui pourra marquer toutes les époques ?

    Elle s’appelle Madonna !  Ni une immense chanteuse, ni une immense danseuse, ni une immense comédienne, juste elle même ! Contrôle absolu de sa carrière et de son image ou de ses images plus exactement, elle a marqué les années 80, 90, 2000 et va continuer sa route très powerfull !

    Après le “Summer of Girls”, quels sont vos projets ?

    Très jolie proposition d’Arte, pour présenter «  ARTE LOUNGE » et je pense que je vais dire oui !  Un one musical show en préparation pour septembre 2012. Un film, un court métrage, tout plein de collections de vêtements pour Taillissime de la REDOUTE et une pétanque à tout casser avec zakousky provençaux et autres joyeusetés à déguster sous les platanes en sirotant de fraîches anisettes dans moins d’une semaine !! Enfin les vacances !

    Votre dernière “claque” musicale ?

    Dans mon arrondissement pour la fête de la musique, trois gosses, un très inspiré trio acoustique, slam, flûte, beat box, yeahhhhh !!!!!

    Deezer addict ou pas ?;)

    Et non, désolée, pas addict puisque peu internet-addict !!

    Avis à toutes les filles et garçons… Déhanchez vous tout l’été sur la radio “Summer of Girls”

    Propos recueillis par Sophie Samama.

     

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    22 February 2011
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    CHARLES BERBERIAN : L’INTERVIEW EXPRESS


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    CHARLES BERBERIAN : L’INTERVIEW EXPRESS

    Depuis plus de 20 ans, Charles Berberian forme avec Philippe Dupuy le duo le plus célèbre dans l’univers de la BD et de l’illustration. La musique est aussi un univers qu’il connait bien… Dans son dernier ouvrage « Juke Box », publié aux éditions Fluide Glacial, Charles Berberian invite les lecteurs à un parcours imaginaire dans  le monde des stars de la musique, de David Bowie à Michael Jackson en passant par Om Kalsoum ou John Lennon.

    Est-ce que vos multiples origines arméniennes, libanaises… ont forgé l’artiste que vous êtes aujourd’hui ?
    Plus ou moins, avec mon passage aux Beaux-Arts de Paris et mes heures de lectures à dévorer de nombreux livres de bandes dessinées à partir de l’âge de 4 ans.

    Si vous deviez illustrer rapidement votre première attirance pour la BD, ça ressemblerait à quoi ?

    Question difficile. De toute façon, il serait plus simple pour moi de dessiner cette réponse, et somme toute, c’est ce que je fais à chaque fois que je dessine.

    Vous êtes aussi un vrai passionné de musique, quel est l’univers musical qui inspire le plus vos illustrations ?
    Les musiques dont je parle dans Jukebox sont celles qui ont le plus inspiré mes dessins. En premier lieu Bowie, Leonard Cohen, les Stones…

    Comment est né le projet « JukeBox » ?
    J’avais envie de rencontrer certaines stars du Rock. C’était trop tard pour Lennon, mort en 1980. J’ai décidé d’imaginer cette rencontre.

    Au sein de votre duo avec Philippe Dupuy, vous avez aussi collaboré pour la pub, la presse, le cinéma… Y a-t-il encore d’autres domaines sur lesquels vous pourriez vous exprimer ?
    Le théâtre, la musique…

    A l’occasion de la sortie de JukeBox, vous avez réalisé une playlist pour Deezer, pourquoi avoir choisi l’année « 1972 » ?
    Je me suis rendu compte que ma discothèque idéale gravitait autour du son de ces années-là (le début des années 70) et en particulier cette année 1972.

    Êtes-vous un consommateur traditionnel de musique ou un consommateur numérique ?
    Plutôt traditionnel, au sens où je suis attaché à l’objet disque. Le numérique a ses avantages, notamment le fait de pouvoir partir léger en vadrouille ou en voyage avec une playlist conséquente.

    Retrouvez sur Deezer la Playlist “1972″ de l’ouvrage Juke Box de Charles Berberian. 

    Propos recueillis par Sophie Samama.

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    3 January 2011
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    PHOENIX : L’INTERVIEW EN TOUTE SIMPLICITE…

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    Mercredi 5 janvier sortira sur les écrans le dernier film de Sofia Coppola “Somewhere” (Deezer est partenaire du film). Comme dans ses précédents films, elle a confié la mise en scène musicale à la pointe de la French Touch : Phœnix.  Après 5 albums, c’est toujours l’amitié et la musique qui les unient.  15 ans de carrière se sont écoulés entre les bancs du lycée de Versailles et le “Saturday Night Live”. Zoom sur leur parcours avec Christian Mazzalai.

    Vous venez de signer à nouveau la musique de Somewhere de Sofia Coppola, l’un d’entre vous (Thomas pour ne pas le citer) a déclaré avoir fait plus un travail d’ingénieur que de compositeur sur les titres “Love like a sunset”, pouvez-vous nous en dire un peu plus sur votre manière de travailler dans le groupe ?
    Je suis évidemment d’accord avec tout ce que dis Thomas ! On a voulu travailler « à l’image », c’est-à-dire faire la musique en s’appuyant sur les images. En voyant le film il fallait que la musique soit la plus minimale possible, qu’elle s’efface presque, qu’elle accompagne en fait mais qu’elle ne soit jamais en frontal.
    En ce qui concerne notre approche, on a toujours travaillé à 4. Tout le monde joue des instruments et en même temps c’est  extrêmement flou et même pour nous  parfois c’est flou ! Et encore une fois sur le son du film, on avait une sensation de « truc pas net » mais c’était aussi le but. En revanche on est super fiers du résultat et c’était une grande première pour nous de travailler dans cette direction.

    Pourtant les titres « Love like a sunset » existent déjà sur l’album ?
    En effet, mais ce n’était pas prévu de mettre ces titres dedans, mais ça correspondaient parfaitement à 2 séquences du film en particulier. Pour nous c’était une évidence de mettre ces 2 versions du titre et ce découpage était nécessaire c’est presque « japonais » au sens minimal du terme, c’est plus une impression musicale qu’un titre.

    Sofia Coppola utilise souvent des titres qui figurent déjà sur vos albums, du coup on a “l’impression” que ses scénarios s’inspirent de votre musique et non  l’inverse. Pourquoi ne pas créer des titres spécialement pour ses films ?
    Sur Marie Antoinette on avait écrit un titre original et baroque. On peut dire que l’on a des univers bien complémentaires.

    En regardant votre parcours, on a dans un premier temps reconnu votre talent aux E.U, comment expliquez-vous votre succès “tardif” en France ?
    … On nous pose souvent cette question. Il y a peut-être une réponse mais en fait elle ne m’intéresse même pas ! Quand on fait de la  musique, j’ai envie de dire qu’on n’y pense même pas de manière égoïste. Si les gens suivent tant mieux, sinon tant pis. Moi mes artistes favoris ne vendent pas forcément des millions de disques…

    Les gens se posent aussi la question parce que vous êtes un groupe  français !
    Oui c’est vrai, mais en même temps comment on perçoit notre musique ? C’est encore une fois très flou pour moi, je suis tellement subjectif par rapport à notre musique, je n’ai aucun recul pour analyser et du coup j’ai même pas envie d’en avoir ! En tant que compositeurs, on préfère rester dans cette dynamique de ne pas trop se poser de questions, car ce serait plus triste, moins mystérieux et au final moins excitant. Le fait de ne pas avoir marché en France je le prends presque comme « un cadeau », ça nous a permis d’être tranquille dans notre pays, de faire de la musique sans la moindre pression. On n’a jamais été aigris par rapport à ça, bien au contraire ! On a grandi doucement mais sûrement. Notre succès n’est pas venu du jour au lendemain et c’est quelque chose qui au final nous plait.

    Sur votre premier album “United“, la critique n’a pas toujours été très tendre (musique de gosses de riches, pop d’ameublement…). Au final, cela vous a encouragé a changer d’univers musical ?
    Non pas du tout au contraire. Moi quand je lis une critique j’aime bien qu’elle soit bien affirmée que ce soit dans le positif ou le négatif, entre les 2 ça ne sert à rien ! Il n’y avait pas de juste milieu, soit on nous adorait, soit on nous haïssait, c’était en même temps stimulant. Je crois qu’il y a une vraie tradition en France, c’est de faire souffrir les artistes au début ! On nous jette des cailloux et après on vous fait des câlins ! Moi j’accepte les 2 ! Je me souviens quand j’étais ado avoir lu des chroniques minables sur un album de Gainsbourg et je me dis qu’un bon album doit forcément être cassé, c’est comme ça, il y a une certaine logique et après c’est accepté. En conclusion, ce n’est pas si néfaste d’être critiqué !

    Vous avez quitté la maison de disques Emi pour monter votre propre label “Loyauté” en 2009, quel regard portez vous aujourd’hui sur l’approche musicale des majors ?

    Je ne suis peut être pas la meilleure personne pour faire une analyse… Mais mon petit avis c’est qu’aujourd’hui dans le business de la musique, on est dans une ère chaotique ! Mais en même temps, il y a beaucoup plus de libertés. Alors c’est vrai qu’en major on était “moins libres”,  mais on faisait quand même ce que l’on souhaitait. Alors c’est vrai qu’il fallait énormément lutter et du coup ça nous demandait beaucoup plus de travail. Tandis qu’aujourd’hui le fait d’avoir notre label, on a la liberté et l’indépendance. Quand on regarde tout ce qui se passe sur internet, les groupes ou artistes peuvent au moins déjà avoir une chance d’exister. Pour nous ça a été différent, avant il fallait plaire à 4 ou 5 personnes clés, c’était presque un truc de mafieux ! Malgré ce chaos, on est quand même dans une ère fabuleuse pour la créativité. Il y a plein de petits groupes qui émergent et du coup il y a une égalité des chances, majors ou pas et je trouve ça fantastique !

    Vous avez été le premier groupe français a être invité dans l’émission mythique “Saturday Night Live” ou encore “The late show” et je crois aussi le seul groupe à se produire au Madison Square Garden, quel effet ça vous a fait ?
    On aurait jamais fait « Saturday Night Live » si on n’avait pas distribué le titre sur internet gratuitement avant la sortie de l’album. Ça a fait le tour de tous les blogs ! On n’avait pas anticipé cela, on a fait ça pour l’aspect découverte. Et en fait c’est arrivé aux oreilles de la programmatrice de Saturday Night Live, elle nous a invité directement sans savoir dans quel label on était. On l’a vécu comme une expérience hallucinante. Etre au cœur de cette émission mythique en plus aux Etats Unis, c’était juste fantastique, en plus en direct, un samedi soir devant des millions d’américains autour d’acteurs comiques hyper pros tout cela en plein cœur de Broadway ! On ne peut pas rêver mieux pour nous français.

    Justement en France les émissions musicales “live” sont arrivées tardivement et pour les artistes c’était donc plus compliqué de se faire connaitre ?
    Tout à fait, nous on a grandi dans une ville qui s’appelle Versailles où il y avait aucune culture pour les jeunes. Alors le paradoxe c’est que ça nous arrangeait pas, ça nous a créé une frustration énorme et du coup ça nous a presque obligé à faire de la musique, c’était presque vital !

    Du coup est ce qu’un Grammy Award, que vous avez reçu, vaut “plus” qu’une victoire de la musique ?!
    Très honnêtement et sans rentrer dans le cliché, on n’attendait pas forcément ça ! On n’est pas des sportifs ! Quand on était ado, pendant que nous on faisait de la musique, on était un peu les ennemis des mecs qui faisaient du foot ou du rugby ou du basket ! Pour eux on était les mecs pas sportifs, il y avait 2 bandes. Donc du coup pour nous les médailles et tout c’est pour les sportifs ! Alors c’est vrai que ça fait plaisir quand vous avez une récompense mais en même temps il faut le prendre avec du recul. En plus on a gagné face à nos idoles c’était complètement fou. En résumé, nous on est dans une démarche de ne pas vouloir à tout prix plaire à tout le monde, c’est en fait la destruction de toutes les formes de l’art. Si tu plais à tout le monde, artistiquement tu es mort. Tous les 4 on veut tout simplement suivre notre voie !  Si les gens nous suivent on les accueille à bras ouverts et si c’est pas le cas tant mieux aussi !

    Deezer addict or not… ou bien iTunes ou spotify ?!
    Alors d’un point de vue technologique je suis minable !! Les 3 autres sont très pointus, moi j’ai un iPod donc un peu d’iTunes et Deezer mais le truc c’est que j’ai toujours 3, 4 ans de retard !! Dons dans 4 ans je vous répondrai !!

    Quels sont vos projets ?

    Nous sommes aujourd’hui sur la préparation de notre 5e album, on commence le mois prochain.

    Il sortira quand ?
    Et bien on ne sait pas, quand il sera prêt ! C’est ça quand on est dans son propre label, ça peut prendre des mois comme des années…

    Vous avez déjà des idées sur ce que vous souhaitez faire ?
    Alors oui on a des idées mais je ne préfère pas les divulguer de peur de les détruire ! Je suis très superstitieux mais sinon ce que je peux vous dire c’est que l’on est très excités…

    Retrouvez en écoute sur Deezer la playlist de Somewhere

    Propos recueillis par Sophie Samama.

     

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    10 November 2010
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    THOMAS VDB : L’INTERVIEW DU M.C

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    Abbeville, c’est cette petite commune située dans le département de la Somme et la région Picardie à mi chemin entre Rouen et Lille qui, comme la plupart d’entre nous l’ignorent, est aussi la capitale historique du Comté de Ponthieu. Mais Abbeville c’est surtout la ville qui a vu naitre ce 1er mars 1977 un certain Thomas Vandenberghe, plus connu sous Thomas VDB. Qui aurait cru que le jeune Thomas allait devenir un jour ce grand fan de musique, plus précisément de rock. Cette passion le motive d’ailleurs  à devenir journaliste puis rédacteur en chef de Rock Sound. Mais Thomas a plus d’une corde à sa guitare… En 2007 il explose avec son premier one man show « En rock et en roll », dans lequel il raconte sa vie de fan de rock et son métier de journaliste. Aujourd’hui c’est sous le rôle de MC pour le Prix Constantin que nous l’avons rencontré. Entretien.

    Vous vous apprêtez à présenter encore une fois le concert pour le Prix Constantin le 12 novembre prochain  à l’ Olympia, c’est un rôle qui apparemment vous plait ?

    C’est effectivement la quatrième fois d’affilée que je suis sollicité pour parler avec les artistes entre les plateaux. Ça me plaît dès lors que je ne suis pas obligé de rentrer dans un blabla promotionnel un peu pénible. J’aime l’idée de parler avec eux à bâtons rompus, quitte à aborder des sujets inhabituels. Par exemple, l’an dernier, j’ai demandé à Piers Faccini, qui habite dans une forêt, si il  lui arrivait de chasser le sanglier.

    Vous présentez aussi  « Pop 1000 » sur Comédie, sorte de faux classement des 1000 meilleures ventes de single. Est-ce qu’au final les vraies ventes de single vous ennuient ?
    Compte tenu du fait que le single qui s’est le plus vendu l’été dernier est celui deRené La Taupe ! Je crois qu’effectivement, on peut partir du principe que les vraies ventes de singles m’ennuient…

    Est-ce que vous utilisiez autant votre humour et votre esprit lorsque vous étiez journaliste ?
    Je ne suis pas le mieux placé pour en parler. Mais ce qui est sûr, c’est qu’il y a toujours eu des clichés, des tics et des aspects de l’environnement musical qui m’ont fait rire. C’était le propos de mon premier one-man show “En Rock et en Roll”. Le prochain (”Thomas VDB est Presque Célèbre” que je commence à Paris à partir de janvier 2011) part dans d’autres directions, mais il y a toujours des liens avec la musique, puisque j’y parle de Freddie Mercury, Joey Starr et Michel Sardou.

    Revenons au Prix Constantin, un petit mot sur la sélection ou un pronostic peut-être ?
    Je me garderais bien de donner un quelconque pronostic, même s’il y a trois chances sur 10 que le nom de l’artiste se termine par un “a” car cette année, il y aHindi Zahra, Carmen Maria Vega et Camelia Jordana.

    En tant que grand fan de rock, est-ce que selon vous c’est un mouvement qui se porte bien aujourd’hui ?
    Je pense que oui et en même temps, c’est un genre assez malmené. À mes yeux, on essaye beaucoup de faire passer pour du rock des choses qui ne le sont pas du tout.

    Deezer addict ou pas ?
    Internet addict d’une façon générale 

    Quel est le titre ou l’album avec lequel vous vous rasez le matin ou pas… !
    Je ne me rase pas tous les matins, mais en ce moment mon disque du matin, c’est “The Evil One” de Roky Erickson. La date de sortie de la musique que j’écoute n’a pas d’importance. J’écoute autant de vieilleries que de nouveautés.

    Propos recueillis par Sophie Samama.

    Deezer est partenaire du Prix Constantin. Retrouvez tout l’univers des artistes  sélectionnés cette année sur notre page dédiée.

     

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    30 September 2010
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    ELISA DO BRASIL : L’INTERVIEW GRACIEUX

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    Deezer continue d’explorer la scène électro. Après Cassius et Missill, place à la troubles fête made in Brasil, j’ai nommé la bella Elisa Do Brasil, qui a endiablé le char Deezer à la Techno Parade. Après s’être faite une place sur la scène techno en participant à des raves ou aux premières éditions de la Techno Parade, elle marque les esprits au festival Astropolis, événement qui lui vaut son nom de scène : Elisa Do Brasil. Le Rex Club l’a consacre résidente des soirées “Massive”. Aujourd’hui elle impose son drum’n'bass dans de nombreuses tournées en France et en Europe sous son label X-Ray Production. Entretien avec cette grande prêtresse de la nuit.

    Comment passe-t-on de fille de diplomate au Brésil à reine du Drum’n'bass en France ? 

    J’habite en France depuis que je suis toute petite, c’est pourquoi j’évolue sur la scène électronique française. J’ai pris une claque quand j’ai découvert les raves et y ai trouvé un sens à ma vie. Ça peut paraître un peu décalé par rapport au titre de mon père, mais finalement on fait un peu de la diplomatie avec la musique …

    Comment vous êtes-vous construite musicalement ?

    J’écoutais énormément de reggae et de dancehall. J’ai même été choriste pendant quelques mois dans un groupe de reggae … Ca a été une telle catastrophe au premier concert que j’ai abandonné ! Puis arrivent les raves parties, toutes les semaines j’attendais impatiemment le week end. Je me faisais ensorceler par les DJs, je me suis achetée des platines à coup de baby-sitting et c’était parti : rencontre avec les Troubles Fête, Astropolis, Rex Club, Tryptique, 2CDs mixés et enfin First Stroke …

    Sur votre album “First Stroke“, vous vous êtes entourée de talents de la scène reggae, êtes-vous sur le point de changer de bord musical ?

    Non je ne change pas de bord, je grandis, je suis plus éclectique.  De plus, le fait de me mettre à la production me permet de m’essayer à des styles que j’aime et si je peux le faire avec des amis c’est encore mieux !

    Avez-vous un autre projet d’album ?

    J’ai déjà commencé à travailler sur un deuxième album, toujours avec Ben William. Plus motivée que jamais, j’espère vous livrer “Follow Your Bliss” pour 2011. Cet album sera probablement plus mûr et plus abouti que “First Stroke”, car je me suis posée moins de questions. J’ai aussi la chance d’avoir un label “X-RAY PRODUCTION” qui me suit et me motive au quotidien.

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    Vous avez enflammé le char Deezer à la Techno Parade, comment ça s’est passé pour vous ?

    Ça faisait des années que je n’étais pas allée à la Techno Parade, j’étais  super contente de mixer sur le char Deezer, j’ai passé un très bon moment autour de l’équipe Deezer 

    Serial utilisatrice de Deezer ou pas ?

    Serial non, utilisatrice oui !

    Votre playlist idéale ressemble à quoi ?

    Dizzee Rascal, Roots Manuva, Massive Attack, Sizzla, Camo & Krooked, Matrix & Futurebound, Jay-Z, Vybz Kartel, Lily Allen, Michael Rose, Danakil …

    Interview : Sophie Samama.

     

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    24 September 2010
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    MISSILL : L’INTERVIEW COLORE

    240910

    Alerte rose sur la planète clubbing. Le virus Missill se diffuse à vitesse grand V. Sa contamination se propage aux quatre coins du globe. De Tokyo à Sao Paulo en passant par Berlin ou San Francisco et Tignes lors de la soirée Deezer aux Winter X Games, les prestations hautement addictives de la DJette parisienne retournent les foules à grands coups de sélections destructrices. Difficile de résister à cette arme de distraction massive. Deezer poursuit ses rencontres avec tous les artistes qui se produiront demain sur le char Deezer à la Techno Parade. Après Cassius place à Missill. Rencontre explosive.

    Vous êtes aujourd’hui une artiste aux multiples talents, comment passe-t-on de l’univers du graphisme à celui de la musique ?

    Pour moi tout est un seul et même univers, super coloré et très dynamique ! Je m’inspire de la musique pour mes designs graphiques et vice versa ! Ils sont complémentaires pour moi et j’y trouve mon équilibre. Ce sont mes moyens d’expression !

    On a l’impression que tout ce qui vous entoure inspire vos réalisations musicales et graphiques, quels sont au final les univers qui sont les plus proches de vous ?

    J’aime l’art, tout ce qui touche à la création. Mon univers le plus proche c’est le mien ! 

    Aujourd’hui, de plus en plus de dj collaborent avec des artistes, quels seraient ceux avec lesquels vous rêveriez de collaborer ?

    J’ai collaboré avec de supers artistes , chanteurs… Et je veux continuer à partager  et développer des projets artistiques avec des créateurs, ingénieurs, producteurs, chanteurs, designers… Toutes les collaborations sont enrichissantes. Mais oui après j’adorerais produire un track avec Vitalic ou Para One par exemple et faire des collaborations avec Busta Rhymes, Lil Jon… Hehehe 

    Vous êtes en pleine préparation de votre prochain album, pouvez-vous nous en dire un peu plus ?

    Oui en 3 mots : CA VA DECHIRER !

    Vous allez être présente samedi à la Techno Parade et mixer sur le char Deezer, ça vous quel effet ?

    JE SUIS TROP CONTENTE !!!!!!!!!! J’ y ai jouée l’année dernière, c’ était un kiff incroyable  de voir les grands boulevards transformé en dancefloor géant et des milliers de gens avec le smile en train de jumper partout,  sur les abris bus, les feux rouges,  TERRIBLE !!

    Tout savoir sur la Techo Parade et le Char Deezer.

    Interview : Sophie Samama.

     

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    23 September 2010
    Posted by deezer

    CASSIUS : L’INTERVIEW CLASSIEUX…

    230910

    Cassius côté pile c’est Hubert BoomBass, côté face c’est Philippe Zdar, tous deux forment l’indétrônable duo Cassius. Elevés en studio au sampling pour grandir en plein “Air” en tant que producteur, ils deviennent peu à peu les acteurs principaux de la “French Touch” sur la scène électronique. 20 ans après ils sont toujours là, plus forts que jamais. Avant de produire un set brûlant  sur le char Deezer à la Techno Parade et de sortir leur nouvel EP The Rawkers”  sur le label Ed Banger, nous avons rencontré Philippe, solide comme un rock…

    Vous avez commencé votre carrière dans la musique en 1991 en collaborant sur le cultissime 1er album de Solaar « Qui sème le vent récolte le tempo », puis produit sous le nom de « La Funk Mob » pour être aujourd’hui reconnus sous le célèbre nom Cassius. Quel regard portez-vous sur votre parcours ?
    Un regard très tendre… Beaucoup d’heures passées en studio pour les autres d’abord,  puis la claque rave/house/techno qui m’a amené a créer Motorbass avecEtienne de Crécy et ensuite continuer la Funkmob avec Hubert sous une forme plus uptempo sous le nom de Cassius. Ce qui rend ce regard tendre, c’est d’avoir toujours gardé le contact avec le studio et les autres artistes en mixant des génies commeSébastien Tellier ou en produisant Phoenix, The Rapture ou House de Racket dernièrement. Les casquettes qui changent sont la clef de la jeunesse ! Cassius le lundi, producteur le mercredi et dj le vendredi… Tout se nourri de l’autre et on ne s’ennuie jamais !

    A la base, vous étiez tous les deux fans de hip hop et de hard rock ou de funk pour au final vous imposer dans le mouvement électro. Aujourd’hui, quel est le courant musical le plus proche de vous ?
    On a toujours chacun de notre côté ou ensemble embrassé beaucoup de mouvements musicaux. Du punk à la pop West Coast, on a toujours trouvé les pépites. Ces temps-ci il y a beaucoup de bonnes choses en électronique que ce soit techno, dubstep, house en pop aussi, rock. En revanche  le hip-hop a perdu pas mal de ces héros des 90’s comme Tribe Called Quest. Même si des mecs comme Mos Defou Rick Ross sont toujours cool, le gangsta rap a tout tué.

    Vous avez collaboré avec des artistes prestigieux, de Dépêche Mode à Bjork en passant par M ou Pharell Williams. Quels sont ceux  avec lesquels vous souhaiteriez travailler ?

    Je ne sais vraiment pas… On a toujours rêvé de produire l’album du retour de Princeet je rêve secrètement de me retrouver en studio avec Pharoah Sanders, un de mes seuls héros à être encore en vie sinon en jeune Metronomy, Lcd ou d’autres… Mais ce sont tous des mecs qui sont aussi producteurs donc ils ont moins besoin d’aide !

    Hubert a déclaré « quand on fait de la musique depuis longtemps, on développe des habitudes, on se met à aimer ce que l’on sait déjà faire, nous n’arrivons plus à nous surprendre avec juste un sampler  ».  A ce propos, vous vous apprêtez à sortir votre EP « The Rawkers » dans quelques jours, il sera nourri de quoi ?
    II est nourri justement de sampleur après toutes ces années de guitares, de boite a rythme et de nos fidèles synthés Old School.

    Le char Deezer sera présent pour la seconde année consécutive à la Techno Parade et nous avons le privilège de vous y accueillir tous les deux, quel effet cela vous fait ?
    Je suis content..vraiment content. Trois raisons :
    1 -  J’aime beaucoup Deezer
    2 - J’ai commencé motorbass et j’ai apprécié la techno et la house grâce a Juan Atkins et Eddie flashing Fowlkes
    3 - Les premières Techno Parade, je me faisais à chaque fois une joie de suivre les camions en roller et de passer l’après midi comme ça

    Streaming or not streaming ?;)
    Streaming et aussi still buying vinyls chaque semaine !

    Votre playlist Deezer du moment est faite de quoi ?
    Siriusmo
    Metronomy
    Nick Drake
    Fela
    Lcd Soundsystem
    Kindness
    The Rapture
    Alice Coltrane

    Interview : Sophie Samama

     

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    13 September 2010
    Posted by deezer

    LILIAN THURAM : L’INTERVIEW MUSCLEE…

    130910

    Lilian Thuram, vainqueur de la coupe du Monde, d’Europe, d’Italie, de l’UEFA, d’Espagne, 142 sélections en équipe de France, meilleur joueur étranger du Calcio et défenseur du championnat d’Italie… est à juste titre considéré comme l’un des meilleurs défenseurs de tous les temps. En tant que Membre du conseil d’administration de l’IRIS, il est aussi l’homme qui défend activement les causes du racisme ou les problèmes liés à l’immigration. Aujourd’hui, il est le parrain du studio 13/16, nouvel espace dédié aux adolescents inauguré le 11 septembre au Centre Pompidou à Paris et en partenariat avec Deezer. C’est sur le terrain des idées et de la musique que Deezer a choisi de l’affronter… Entretien.

    Deezer : Vous êtes aujourd’hui sur tous les fronts, le sport, la politique, vous venez de créer votre fondation, quel est son rôle et avez-vous  d’autres projets dans lesquels vous souhaitez œuvrer ?
    Ce qui m’anime avant tout, c’est faire passer le message que nous essayons de véhiculer au sein de la fondation,  c’est apprendre à vivre ensemble. Pour cela il faut apprendre avant tout à se connaître en tant qu’individu, parce que ce sont nos propres conditionnements, notre propre éducation, qui font que parfois nous voyons l’autre de façon négative.

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    Deezer : Vous êtes le parrain du nouvel espace du studio 13/16 inauguré au Centre Pompidou, qu’est ce que ça représente pour vous et à travers ce choix, quel message souhaitez-vous faire passer ?
    Il est très important de sensibiliser les jeunes le plus tôt possible à la culture, cela permet une plus grande ouverture au monde. Elle permet de faire le lien entre le présent et le passé, elle permet de comprendre l’époque dans laquelle nous vivons. Malheureusement parfois la société veut nous faire croire qu’il y a une hiérarchie dans les cultures, il faut absolument combattre cette idée et plus on commence tôt à s’intéresser à la culture, plus vite on comprend toutes formes de culture. Toute civilisation produit des choses extraordinaires qui sont toujours en lien avec la société dans laquelle elle prend naissance. Plus un enfant aura une bonne culture générale, plus il sera facile de réussir sur le plan scolaire.

    Deezer : En pleine période de crise chez les jeunes notamment en banlieues, vous aviez clairement pris position en étant assez critique vis-à-vis du gouvernement, quel regard portez-vous aujourd’hui sur les jeunes de manière générale ?
    Il est très difficile de répondre à cette question parce que il y a des centaines et des milliers de façons d’être jeune, que ce soit en banlieue ou dans le XVI° arrondissement de Paris. On a toujours tendance à vouloir stigmatiser certaines populations et souvent on stigmatise les populations les plus pauvres.  Mais si vous regardez à la loupe les « jeunes » qui ne sont pas en banlieue, on verrait les mêmes attitudes, les mêmes envies d’espoir, les mêmes volontés de réussite, les mêmes conduites à risque…

    Deezer :  L’un des principaux objectifs de l’espace 13/16 est d’ouvrir un lieu dédié à leur propre culture ; est ce que nous ne sommes pas en manque de ce type d’initiative en France à savoir se tourner vers les centres d’intérêt des jeunes, plutôt que de les stigmatiser ?
    Cet espace ouvert dans un lieu comme le Centre Pompidou est très intéressant,  à terme, j’espère qu’ils pourront s’approprier tout le Centre et les autres musées où, je l’espère, une telle expérience pourra être reconduite. Il y a énormément de choses pour les jeunes mais malheureusement il y a une disparité dans ce que l’on propose. A Paris ou dans les grandes villes l’accès est facilité, en revanche, il existe une inégalité territoriale. Par exemple moi qui suis né en Guadeloupe, je peux vous dire que l’accès à la culture est plus difficile que ce soit pour les jeunes ou les adultes.

    Deezer : Revenons un peu au sport et au foot, sans vouloir revenir sur l’épisode Coupe du Monde dans les détails, quelles sont d’après vous les qualités requises pour être, rester et se comporter comme un grand champion ?
    L’amour de ce que vous faites, le respect, le travail d’équipe et ne jamais oublier ce que vous représentez aux yeux des enfants…

    Deezer : Si vous deviez vous réincarner dans la peau d’un autre joueur ce serait lequel ?
    André Iniesta, joueur à Barcelone et pour l’équipe nationale d’Espagne.

    Deezer : Parlons un peu musique, vous avez déjà participé  à certains clips (Sefyu, Admiral T), est ce que vous êtes un serial user Deezer ?!
    Non pas encore !;)

    Deezer : Quels sont vos goûts en matière de musique ?
    Toutes les formes de musique.

    Deezer : Votre dernier album coup de cœur ?
    L’album du groupe Staff Benda Bilili originaire de la République démocratique du Congo.

    Propos recueillis par Sophie Samama.

     

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    9 September 2010
    Posted by deezer

    L’INTERVIEW : ALAIN SEBAN PRESIDENT DU CENTRE POMPIDOU

    090910

    Comme nous vous l’avions annoncé dans un précédent billet, Deezer sera partenaire du studio 13/16, lieu entièrement dédié aux ados. Ce dernier ouvrira ses portes samedi 11 septembre 2010. Deezer a eu la chance de rencontrer l’heureux propriétaire, Alain Seban, Président du Centre Pompidou. Place à la visite guidée du studio…

    Vous allez inaugurer dans quelques jours le studio 13/16 au Centre Pompidou, pouvez-nous en dire un peu plus ?
    C’est une aventure unique : le Centre Pompidou va être la seule grande institution culturelle au monde à offrir aux ados un espace permanent qui leur sera réservé. En 1977, le Centre avait déjà innové pour ouvrir le musée et l’art aux enfants en imaginant des activités spécialement pour eux. Aujourd’hui, tous les grands musées ont repris cette idée. Eh bien, le Studio 13/16, c’est un peu le même défi. Je crois que l’adolescence est un moment clé pour la construction de la personnalité dans lequel il est essentiel de ménager l’espace d’une rencontre avec l’art, avec les artistes. Ce peut être un élément très structurant et très positif. J’espère que, pour de nombreux ados, notre Studio 13/16 sera le lieu de cette rencontre. Ils pourront y exprimer leur créativité, au contact des artistes.

    Concrètement que va-t-il se passer dans cet espace ?
    D’abord il faut bien préciser que ce sera un espace entièrement gratuit. Donc on peut y venir simplement par curiosité, on peut y rencontrer des artistes, participer à des ateliers, s’exprimer sur les supports les plus variés, de façon très libre et, nous l’espérons, stimulante et même amusante. Les activités sont avant tout basées sur l’expérience de la création, le plus souvent avec pour guide les artistes eux-mêmes. Les «workshops» que les invités du Studio 13/16 conduiront avec les ados mêleront les actions collectives, les réalisations individuelles. En dialogue avec les créateurs, ils expérimenteront des thèmes très divers, toujours étroitement connectés aux centres d’intérêt et à l’univers des adolescents : street art, mode, danse, arts plastiques, design, création numérique, musique, sport, graphisme… Seule condition exigée : avoir entre 13 et 16 ans, car le lieu sera réservé aux ados. Ce sera une espèce de club artistique pour ados.

    Vous avez déclaré « Les ados pourront venir au studio 13/16 simplement s’écrouler dans les fauteuils pour écouter de la musique, regarder une vidéo, discuter… et ce n’est pas forcément signe de non productivité ». Selon vous, est-ce encore une tranche d’âge mal comprise ?
    Certainement. C’est une tranche d’âge qui s’affranchit de la visite du musée avec l’école, avec les parents, qui veut construire sa propre relation au monde. Pour imaginer le Studio 13/16, ce sont les attentes, les goûts et les comportements des adolescents qui nous ont inspirés. Nous ne sommes pas venus avec des idées toutes faites. C’est en observant ce qu’ils aiment et la façon dont ils abordent les choses, c’est en discutant avec eux, en les mobilisant – à travers notamment le réseau des « nouveaux ambassadeurs », près de 70 jeunes de toute l’Ile-de-France – que nous avons avancé. C’est pourquoi le Studio 13/16 est un lieu de vie, où en effet il est possible de ‘s’écrouler et de rêver dans un fauteuil’, autant qu’un espace productif et performatif.

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    D’un point de vue architectural, comment ce lieu a-t-il été pensé ?
    Le très talentueux designer Mathieu Lehanneur a imaginé un univers qui a répondu à notre souhait, aux comportements et aux goûts des adolescents, à la dynamique intrinsèque de leur monde et à leurs modes de relation. Son architecture sert de plateforme à l’imaginaire et à la rencontre de l’imprévu. À titre individuel, sans contrainte, les ados sont accueillis toute la journée au cœur du Centre Pompidou dans ce « studio » flexible, informel, qui repousse les frontières entre espace d’exposition, de détente, d’expérimentation et de manifestation. Nouvel espace de curiosité, le studio 13/16 est un territoire de liberté. L’aménagement conçu par Mathieu Lehanneur répond parfaitement à cet état d’esprit et ouvre tous les possibles.

    Deezer sera partenaire de ce projet, qu’est ce que cela représente pour vous ?
    Je suis ravi que Deezer ait choisi d’accompagner la saison 2010/2011, la toute première du Studio 13/16. Deezer et le Centre Pompidou ont en commun de vouloir ouvrir à tous l’accès à la création tout en étant éclaireurs, découvreurs de nouveaux talents… Deezer contribue –et c’est essentiel – à protéger les artistes en offrant une alternative au piratage, en guidant les adolescents vers de bonnes pratiques d’écoute et de rapport à la propriété intellectuelle. Et puis la musique n’est-elle pas  le premier territoire de création et d’expression qui reste à la portée de tous ? Une porte d’entrée en quelque sorte…

    Votre playlist Deezer du moment ?
    Elle pourrait ressembler à ça !

    Propos recueillis par Sophie Samama.

     

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